Catégorie : Windows client

Déployer une image de Windows 10 avec l’outil DISM

Il y a ceux qui aiment la facilité, et ceux qui l’aiment un peu moins. Ou plutôt, il y a ceux qui peuvent installer Windows 10 via un support d’installation et son assistant d’installation, et ceux qui pour une raison ou une autre ne le peuvent pas. Si vous êtes arrivé sur cet article, je pense que vous ne pouvez justement pas. Je suis donc votre sauveur, vous me remercierez plus tard.

Ici, nous allons voir l’installation du système en utilisant l’outil DISM.
DISM, c’est l’outil qui vous permet de manipuler les images Windows (pour y ajouter des pilotes, des mises à jours, des fonctionnalités, des keyloggers ou ce que vous voulez), réparer votre installation de Windows, et bien d’autres choses magiques.

Prêts ? On y va, ce n’est pas si compliqué.

Tout d’abord, il faut que vous ayez un média d’installation de Windows 10 : DVD, clef USB, fichier .iso, par exemple. Et tant qu’à faire, démarrez dessus.

Sur le premier écran de l’assistant d’installation, cliquez sur Suivant, puis Réparer l’ordinateur. Choisissez ensuite Dépannage, et enfin Invite de commandes.

Vous êtes désormais sur l’invite de commande. Ce fond noir et ce curseur qui clignote, vous avez la sensation d’être un hacker, n’est-ce pas ? Allez, on se concentre.

Partitionnement du disque avec DISKPART

Nous allons tout d’abord créer les partitions nécessaires au bon fonctionnement de Windows, tant qu’à faire, faisons cela proprement. Nous allons utiliser l’outil Diskpart, qui permet de manipuler les partitions. Entrez simplement Diskpart.

Listons tout d’abord les disques connectés à votre ordinateur. Pour cela, tapez la commande list disk.

Ici, je n’ai qu’un disque. Mais vous pourriez en avoir plusieurs. Entrez la commande select disk X, où X correspond au numéro du disque indiqué dans la première colonne.

Faisons le grand ménage en entrant la commande clean. On s’assure ainsi que le disque est parfaitement vide en y supprimant les éventuelles partitions déjà présentes.

Nous allons maintenant installer 3 partitions :

  • Une partition EFI (je considère que votre PC est équipé d’un système UEFI) ;
  • Une partition réservée ;
  • Votre installation Windows.

Commençons par convertir le disque en partition GPT (vous savez, le remplaçant du vieux MBR qui possède tant de contraintes) avec la commande : convert gpt.

On crée donc la partition EFI, qui doit donc se trouver AVANT la partition réservée au système. Utilisez la commande : create partition efi size=100.

Nous allons travailler sur celle-ci, vérifiez qu’elle est bien sélectionnée avec la commande list partition. Vous devriez voir un astérisque au début de la partition « Partition 1 », de type « Système » et ayant une taille de « 100 M ». Vous devez forcément avoir cela, mais sait-on jamais, vous avez peut-être deux pieds à la place des mains. Si ce n’est pas le cas, entrez la commande select partition X, avec X le numéro de la partition en question, et vérifiez que vous avez bien votre astérisque.

Maintenant, nous formatons cette partition avec la commande : format quick fs=fat32 label= »System ».

Le format de fichier fat32 est suffisant étant donné la petite taille de la partition, le label « Système » devrait vous tenir éloigné de vouloir faire des modifications sur une partition système, et aucune lettre n’est assignée, puisque vous n’avez pas à y accéder. Cette partition est utilisée par le système UEFI.

Ensuite, nous créons une nouvelle mini partition, celle-ci réservée au système Windows, qui réserve donc une partie de l’espace disque pour une éventuelle utilisation dans le futur par un système d’exploitation Windows installé sur une partition distincte. Entrez donc la commande : create partition msr size=128.

À présent, si vous entrez la commande list partition, vous devriez avoir deux partitions, comme ceci :

Il manque quoi ? Vous l’avez deviné, votre partition Windows pardi. Entrez donc la commande create partition primary pour réserver l’espace restant à votre partition Windows.

Entrez la commande list partition pour vérifier la présence de l’astérisque à gauche de la ligne de la partition de type « Principale ». Si vos pieds ont encore frappé, entre la commande Select partition X avec le numéro de la partition en question pour la sélectionner.

Nous allons maintenant la préparer en entrant : format quick fs=ntfs label= »OS », puis assign letter= »C ».

Votre partition est désormais au format NTFS et vous pourrez y accéder via la lettre C:

Avant de quitter diskpart, listez les volumes présents pour découvrir la lettre associée à votre média d’installation. Entrez pour cela la commande list volume.

Trouvez dans la liste votre média d’installation, repérez votre media d’installation, trouvez la lettre associée, et gravez-la sur votre front, cela nous servira dans quelques instants. Ici, la lettre est la D:

Bien, les partitions sont prêtes, vous pouvez quitter diskpart en entrant exit.

Désormais, DISM entre en action.

Appliquer une image sur un disque

Le média d’installation contient un fichier nommé install.wim. C’est dans ce dernier que sont présents les fichiers du système d’exploitation. Le truc, c’est qu’il englobe différentes éditions de l’OS (vous savez, Windows 10 famille, pro…). Vous allez tout d’abord devoir choisir l’édition que vous désirez installer.

Ce fichier se trouve à l’emplacement suivant : X:\sources\install.wim, avec X la lettre attribuée à votre média. Dans un premier temps, entrez la commande suivante, en prenant bien évidemment soin de remplacer X par votre lecteur : Dism /Get-ImageInfo /imagefile:X:\sources\install.wim.

Comme je vous l’ai expliqué précédemment, le fichier install.wim englobe les différentes éditions de Windows 10. La ligne ci-dessus permet d’afficher le détail du contenu proposé pour chaque édition, dont l’index.

Par exemple, si vous souhaitez installer la version famille, vous devrez indiquer l’index 1, ou vous devrez indiquer 6 pour l’édition professionnelle. Dans mon cas, ça sera le 6.

Il ne reste alors plus qu’à appliquer cette image sur votre partition nommée OS précédemment avec la commande : Dism /apply-image /imagefile:X:\sources\install.wim /index:6 /ApplyDir:C:\

L’opération se lance, vous pouvez aller boire un café.

Rendre le disque bootable

Dernière étape, tout de même un peu importante car sans elle, Windows ne se lancera pas, et ça serait un peu balot. Il s’agit de rendre le disque bootable en plaçant dans la partition EFI créée précédemment les fichiers nécessaires au démarrage de Windows. Pour faire cela, la commande magique est la suivante : C:\Windows\System32\bcdboot C:\Windows.

À présent, arrachez les câbles redémarrez proprement votre ordinateur. Patientez quelques instants avant de voir l’assistant de configuration de Windows 10.

Vous avez bien évidemment la possibilité d’appliquer de cette manière n’importe quelle image Windows au préalable capturée, nous y reviendrons dans un prochain billet.

Ajouter des horloges additionnelles sous Windows 10

« Mais, quelle heure est-il ? ».

Vous.

Voici l’une des questions fondamentales de la vie. Elle peut même être posée toutes les 3 minutes par certaines personnes.

Pour connaître l’heure actuelle – pour peu que nous n’ayez pas indiqué n’importe quel fuseau horaire à votre système – jetez un œil dans le coin inférieur droit de votre écran : vous avez l’heure et la date. Et si vous passez la souris sur cette horloge, vous verrez même la date avec le mois écrit en toutes lettres.

Voilà, j’espère que cette astuce très peu connue vous aura plu. Oh ça va on rigole…

Imaginons maintenant que votre chanceux collègue de travail se trouve à Punta Arenas et que votre encore plus chanceuse cousine est partie s’installer sur l’île Norfolk. Vous êtes malin(e), vous êtes au courant que leur fuseau horaire est (probablement) différent du vôtre. Afin de connaître l’heure dans leur petit coin de paradis, plusieurs solutions s’offrent à vous :

  1. Apprendre par cœur la liste des fuseaux horaires dans le monde, ainsi – qui peut le plus peu le moins – après un savant calcul, vous êtes en mesure de connaître l’heure locale.
  2. Vous appelez la personne toutes les 10 minutes pour lui demander l’heure.
  3. Vous commencez votre phrase par « Il doit être », puis vous indiquez une heure au hasard, et espérez que ce soit la bonne.
  4. Ajouter des horloges additionnelles sous Windows 10.

Pour les 3 premiers points, nous y reviendrons **peut-être** un jour quant à la mise en œuvre détaillée de ces solutions. Nous allons nous attarder dans ce billet sur le point 4.

Commencez par un clic droit sur cette fameuse horloge située en bas à droite de la barre des tâches, puis choisissez Ajuster la date/heure.

Dans la partie droite, cliquez alors sur Ajouter des horloges pour différents fuseaux horaires.

Rendez-vous alors dans l’onglet Horloges supplémentaires. Vous avez alors la possibilité d’ajouter jusqu’à deux horloges. Sélectionnez simplement le fuseau horaire désiré, et ajoutez un nom à l’horloge.

Pointez votre souris sur l’horloge : vous voyez désormais en un coup d’œil l’heure locale de vos trois régions.

C’est trop loooong

Tout d’abord, comme le relève Arnold H. Glasgow :

La clé de tout est la patience. On obtient une poule en couvant des œufs, pas en les écrasant.

Arnold H. Glasgow

Après avoir médité sur cela, vous pouvez toujours lancer la combinaison magique Touche Windows + r afin de lancer le module Exécuter, puis entrer la commande afin de lancer directement le module Date et heure :

timedate.cpl

Félicitations, vous vous êtes épargné de 3 clics supplémentaires.

Afficher / Masquer les extensions de fichier – Windows 10

Qu’est-ce qu’une extension de fichier ?

Sur votre bureau vous avez sans doute, si vous êtes bordélique comme moi, des fichiers. Un morceau de musique, une photo, ou un tableur par exemple. Ceux-ci possèdent un nom de fichier, suivi d’une extension. Celle-ci peut être affichée, ou non. Ces extensions servent à identifier le type (le format) du fichier, et donc savoir quel outil utiliser pour l’ouvrir. En effet, vous n’allez pas utiliser un éditeur de photos pour modifier votre fichier comportant un mot de passe ou un compresseur de fichier pour ouvrir votre document texte.

Par exemple, votre document comportant vos codes portera probablement l’extension de fichier .txt (mais vous l’aurez bien évidemment chiffré) et votre document texte pourrait avoir l’extension .docx

Eh Windows, mais pourquoi tu me caches ces extensions ? T’as honte ?

On va dire, pour éviter les erreurs. L’utilisateur débutant trouvera bizarre de voir sa photo nommée « Photo Mamie Jeannine.jpg » avec un truc bizarre à la fin, et va donc le supprimer pour ne conserver que « Photo Mamie Jeannine« . Il ouvre le fichier, et bam. Windows ne sait plus l’ouvrir.

« Mamiiiie, ta photo elle marche pas ! »

Maintenant que vous savez qu’il faut IMPÉRATIVEMENT conserver l’extension à la fin de chaque fichier, vous pouvez (et devez) afficher celles-ci. « Et pourquoi je ferais çaaaaaa », me direz-vous. Pour vous éviter des désagréments encore plus importants que le simple fait du fichier qui ne s’ouvre pas parce que vous avez supprimé l’extension : le fichier malveillant qui essaie de se faire passer pour un fichier inoffensif en « cachant » son extension de fichier.

En effet, par je ne sais quelle manière, vous avez reçu (pas par email évidement, puisque vous n’enregistrez pas les pièces jointes provenant d’inconnus, n’est-ce pas ?) et avez sur votre bureau un fichier nommé « Nude Emily Ratajkowski.jpg« . Vous savez que l’extension JPG correspond à une photo. Vous vous empressez de double cliquer dessus, comme vous ne l’avez jamais fait auparavant.

Erreur, il ne s’agissait pas d’une vulgaire photo, mais d’un ransomware venant de s’installer sur votre PC. Si vous aviez activé l’affichage des extensions de fichiers, vous vous seriez aperçu que le nom réel du fichier est « Nude Emily Ratajkowski.jpg.exe« . Le .jpg étant partie intégrante du nom du fichier, alors que la réelle extension est .exe, soit un fichier exécutable, susceptible d’être un fichier exécutant… n’importe quel programme.

Bien évidemment, l’exemple ci-dessus n’est pas le seul possible, le fichier aurait pu également s’appeler « Compte rendu réunion.xls », mais il aurait été moins probable que vous ne l’ouvriez.

Une fois que vous vous serez un peu habitué aux extensions les plus fréquentes, vous verrez, activer les extensions de fichier vous permettront d’identifier au premier coup d’oeil de que type de fichier il s’agit, et donc quels sont les logiciels à utiliser pour les ouvrir ou modifier. Allez, on se lance ?

On affiche les extensions (ou on les cache)

Commencez par ouvrir l’explorer. En gros, ouvrez un dossier, n’importe lequel. Dans la partie haute, cliquez sur l’onglet Affichage, vous trouverez une case avec comme intitulé Extensions de noms de fichiers. Cochez-là pour faire apparaître de façon magique les extensions. Pour les cacher à nouveau, je vous laisse vous débrouiller, tant l’opération est compliquée.

Quoi, c’est tout ? Tu as écrit un tome d’encyclopédie de présentation pour qu’au final, l’opération se fasse en trois clics ?? Ok ok, si vous aimez la complication, voici une autre méthode pour le même résultat. L’avantage de cette méthode est qu’elle s’applique aux versions antérieures à Windows 8.

Ouvrez donc le panneau de configuration, puis rendez-vous dans Options de l’Explorateur de fichiers. Dans la nouvelle fenêtre, choisissez l’onglet Affichage, vous trouverez un champ Masquer les extensions de fichier dont le type est connu. Il suffira de décocher la case.

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